10.10.2011
le grand retour
Je n'en reviens pas...je savais que je n'étais pas douée en informatique mais après tout ce temps je viens enfin de récupèrer toutes mes données !
pfiou ! Et bien j'en ai du temps à rattrapper.
A très bientôt.
19:11
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25.04.2010
« Dans la nuit Mozambique », Laurent Gaudé.
« Je fais de l'argent. Je ne privilégie aucune tribu, c'est au plus offrant. Vous trouvez cela révoltant? Plus rien ne me révolte, Samard, depuis les tranchées. Plus rien en me fait vomir. J'ai perdu le sommeil depuis longtemps. Le monde n'a aucun sens. Je le contemple la tête renversée. Un trafiquant, dites-vous. Un vaurien, oui, pourquoi pas ...j'ai vu pire et je sais qu'il n'y a aucun châtiment a redouter. Le ciel est vide. Quand bien même Dieu aurait existé, nous lui avonscrevé les oreilles et les yeux avec nos pluies d'obus qui déchiraient le ciel. »
« Ils aimaient ce vieux restaurant où la porte des cuisines restait toujours ouvertes,.laissant s'échapper de chaudes odeurs de fritures marines, où les bouteilles de vin, lorsqu'on les débouchait sous leur nez, poussaient de longs soupirs de table. »
« C'était une fille de Tigirka. »
21:55
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22.04.2010
Lettre pseudo-anonyme à Jean-Philippe Querton.
Lettre pseudo-anonyme à Jean-Philippe Querton.
Bonjour,
Un jour, pas si lointain, nous nous sommes rencontrés. Parmi l'assemblée, je pense que nous fûmes les seuls à déguster une Chimay bleue...c'est que la journée n'était pas trop avancée! Suite à cet échange, j'ai acquis deux livres: votre dernier né « Les perdants. » et « L'homme à la Chimay bleue. ». J'ai aimé le premier, j'ai adoré le second. Peut-être, sûrement, aurai-je pu écrire sur ce sujet: un alcoolique qui veut en finir par l'alcool. J'en ai rencontré un, je l'ai beaucoup aimé, j'ai voulu l'aider mais c'est lui qui me tuait à petit feu! Tout un roman? Oui...j'y songe. Mais avant de vous lire, je trouvais le sujet trop banal, tellement glauque...et pourtant! Il me manque sans doute encore de la verve, du vocable, de la tournure d'esprit pour ne pas simplement écrire pour soi mais être lue et appréciée par d'autres. C'est le partage qui guide mes pas et sans personne autour de moi me portant un tout petit peu d'intérêt, je ne serai rien, juste un grain de poussière dans les rouages de notre civilisation en crise.
Qui suis-je? Juste une lectrice qui vous envoie une lettre anonyme...enfin presque: vous m'avez demandé, dans votre dédicace, de la signer. Alors disons pseudo-anonyme...pseudo dont vous trouverez peut-être une trace, quelque part...qui sait?
Inès R.Wiclarmonne.
18:33
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19.03.2010
« La porte des enfers », Laurent Gaudé.
« Le monde marche sur les mains. »
« Nous ne sommes parfois plus si vivants que cela. En disparaissant, les morts emportent un peu de nous-même. Chaque deuil nous tue. Nous en avons tous fait l'expérience. Il y a une joie, une fraîcheur qui s'estompe au fur et à mesure que les deuils s'accumulent. Nous mourrons chaque fois un peu plus en perdant ceux qui nous entourent... »
C'étaient six bouteilles empoussiérées d'un vin napolitain épais comme le sang d'un buffle et noir comme les larmes qui coulent, chaque 24 avril, sur les joues en porcelaine de la Madone de Castelfiorito. »
07:38
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14.03.2010
« Voyage en Amérique. », Charles Dickens
"La palme de la vertu reviendra à celui qui répand le plus de soufre sur l'allée du salut et piétine avec le plus d'acharnement les parterres de fleurs qui la bordent."
"File, file, file le dragon furieux et son train de voitures, projetant dans toutes les directions une pluie d escarbilles, crissant, sifflant, hurlant, haletant, jusqu'au moment où enfin le monstre assoiffé s' immobilise sous un passage couvert pour se désaltérer ou milieu d' un grand concours de peuple."
"Certains des négociants que vous croisez en ce moment, ont, à l'instar du personnage des mille et une nuits, serré de l'argent dans leurs coffres pour n'y retrouver quelques temps plus tard que des feuilles mortes."
11:10
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« Le premier siècle après Béatrice. », Amin Maalouf.
« Le premier siècle après Béatrice. », Amin Maalouf.
Comment réussir à parler de tabou sans offusquer les lecteurs? Comment passionner avec des sujets trouvant leurs sources dans la nuit des temps. Avec « Les croisades vues par les Arabes. » distribué dans un monde majoritairement chrétien, il marque les esprits. « Le premier siècle après Béatrice. » traite à la fois du problème de surpopulation, du machisme et des différences de culture nord-sud.
Amin Maalouf envisage ces sujets ensemble, dépendant forcément les uns des autres. Son talent part de détails assemblés peu à peu avec un phrasé, pour ma part, sans pareil pour former une fresque à laquelle on ne s'attend pas du tout. Il termine sur une vision futuriste qui est finalement un ensemble de possibilités à un problème. Plutôt que livre d'anticipation, je dirais que « Le premier siècle après Béatrice. » est un essai sur l'importance de la place de la femme dans le monde. Et s'il n'était écrit par un homme, je dirai que l'écrivain est une auteure féministe. Sa biographie nous éclaire sur sa vision particulièrement claire de grands problèmes mondiaux. Ses origines sont à la fois multiculturelles ( le Liban, l'Égypte, la Turquie ) et multireligieuses ( protestante et catholique en orient ). Le charme d'Amin Maalouf se trouve dans la sensibilité du choix des mots et dans la force de caractère des idées apportées. Il nous prépare lentement mais sûrement à refermer son livre avec un tas de questions dans la tête : « Et si...? »
10:56
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05.12.2009
« As-tu été un jour ambitieuse? »
« As-tu été un jour ambitieuse? »
Cette question m'a été posée dernièrement et m'a laissée perplexe. Je ne me suis pas sentie agressée, je je n'avais pas envie de me mettre en colère...ou même de répondre. J'ai balbutié quelque chose pour changer de conversation.
Mais, seule, plus tard, la petite question s'est sournoisement glissée dans mon esprit. Et ça, une petite phrase comme ça, on ne la chasse pas comme une mouche sur le bout de son nez!
Quand un tel sujet me travaille, j'essaie de poser la question autour de moi, sans en révéler le contexte, pour savoir ce qu'il en ressort.Mon fils n'a pas douze ans et me dit : « L'ambition, c'est réaliser ses rêves! ». Voilà qui me met un peu de baume au cœur.
J'en serai restée là de cette question si Oscar Wilde dans « Un mari idéal. » ne m'avait remis la puce à l'oreille avec : « Je crois que dans la vie pratique, la réussite, la véritable réussite suppose un léger manque de scrupules et que l'ambition suppose toujours une totale absence de scrupules. ».
Dés lors, je me décide et pose la question par mail à d'autres personnes proches qui partagent mon amour de la lecture et de l'écriture. Quelle ne fût ma surprise de découvrir la réponse de Dominique qui 150ans après Oscar Wilde tient à peu près le même langage : « C'est bizarre mais en moi ce mot résonne négativement, va savoir pourquoi! Sans doute parce que j'ai été confrontée à des gens ambitieux qui n'ont pas hésité à me casser pour passer devant. L'ambition a donc deux aspects. Le positif te conduit à te réaliser, le négatif écrase les autres. »
Me voilà bien avancée, c'est Angelina qui tranche en me disant de d'abord regarder dans le dictionnaire. L'ambition, nom commun hélas féminin, c'est le rêve et la recherche d'une réussite marquante dans un domaine. On affiche alors des ambitions raisonnables. C'est le désir profond de réussir quelque chose. Mais , et oui, il y a un mais, il y a une deuxième définitions. C'est la recherche et le désir immodéré de gloire et d'honneur...et aussi de fortune. On est gouverné par l'ambition.
Toujours dans « Un mari idéal. », Oscar Wilde nous dit : « Tout homme ambitieux doit affronter son siècle avec ses propres armes. Le Dieu de ce siècle est l'or. E qu'adore ce siècle est l'or. Ce qu'adore ce siècle, c'est la richesse. Pour réussir, il faut être riche. » et aussi : « La richesse m'a donné un pouvoir considérable. Au début de ma vie, elle m'a donné la liberté et la liberté est tout. Vous n'avez jamais été et pauvre vous n'avez jamais su ce qu'est l'ambition. »
C'est à ce niveau que Cécile rejoint notre penseur d'un autre siècle pour le mettre au goût du jour : « Je pense que je vais être plutôt négative mais voici ce que ce mot m'inspire
la course au fric
la réussite sociale dans ce qu'elle a de plus bassement matérialiste
être le plus fort écraser les autres
Mes ambitions seraient plutôt
être moi-même le plus souvent possible
rendre heureux les gens que j'aime
réaliser mes potentialités même dans le secret de mon cœur
Voilà, ça fait un peu « cliché » mais c'est ce que moi je pense.
Monique : « J'ai tendance à croire que les ambitieux se permettent tout pour parvenir à leurs fins et vu comme ça c'est la pire des choses. Je ne la trouve positive que lorsqu'elle est une motivation pour améliorer une situation. »
D'autres auteurs aussi sont assez acerbes sur les ambitions.
Honoré de Balzac dans « Une peau de chagrin. » nous dit que : « L'ambitieux se rêve au faîte du pouvoir tout en s'aplatissant dans la boue du servilisme. »
Jean Rostand déclare que : « Ambition : une bulle de savon qui voudrait être un peu plus grosse au moment qu'elle crevera. »
Et le grand Charles de Gaule : « L'ambition individuelle est une passion enfantine. »
Voilà qui rejoint peut-être les idées positives de chacun et chacune. Il semble que nous ayons besoin de retrouver les valeurs de notre enfance qui n'avaient pas encore été touchées par la noirceur de notre société de consommation, de vitesse, de stress, de strass,...
Tous les auteurs n'ont-ils donc qu'une vue négative de l'ambition? Faut-il donc chercher si loin une réponse à e que nous recherchons apparemment tous et toutes? L'ambition d'être heureux, l'ambition de trouver et de donner du bonheur ?
Mon oncle me dit : « Tu trouveras la réponse dans « Cyrano de Bergerac » par Edmond Rostand, dans la tirade du « non, merci! » sur la fin. »
Voici ses quelques traits :
« Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »
Cette fois, je peux répondre. A l'approche de la quarantaine, je n'ai jamais été aussi ambitieuse :
Faire de l'écriture pour le plaisir de voir glisser la plume sur le papier et ensuite de le partager sans pudeur.
Prendre le temps de regarder la nature autour de soi et d'en faire germer un petit projet de culture pour faire renaître des senteurs, des goûts, des couleurs oubliées.
Voir grandir son enfant sans l'étouffer mais lui insuffler la force de réaliser ses rêves.
Se retirer du stress de la vie active et se préserver de l'aigreur des ambitieux dans le mauvais sens du terme pour atteindre une meilleure qualité de vie.
Rester impassible face aux choses négatives qui ont forcement leur côté positif, nous donner un peu plus d'expérience sur la vie.Ne dit-on pas que l'alcoolique voit la bouteille à moitié vide quand il pourrait la voir à moitié pleine?
Délaisser le superflu pour atteindre la simplicité dans toute sa beauté.
Je souhaite à tous et toutes de trouver le bonheur, de le partager et d'être heureux.
09:47
Écrit par In
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