• Une maison.

    Une maison.

     

     

    Petite chaumière dans la brume matinale,

    tu souris du froid dans toute ta blancheur.

     

    Ton chapeau rouge perce le gris du ciel

    tel une petite goutte de sang.

     

    De loin, on voit s’élever des volutes de fumées

    qui laissent un halo argenté autour de ta tête.

     

    La verte campagne qui te fait souriante en été

    te pare, à l’automne, des trésors dorés de la nature.

     

    Romantique, tu attires sur ta robe tous les regards;

    sensuelle, tu séduits tous les curieux de passage.

     

    Et moi qui ne rêve que d’une chose,

    petite espiègle, te posséder.

     

  • Vieux meubles.

    Vieux meubles.

     

     

    C’est par un nettoyage d’été

    que je t’ai trouvé au fond du grenier.

     

    Tu étais tapi sous un drap de lit

    prêt à sortir de ta cache tel un beau diable.

     

    On peut dire que tu étais noir charbon,

    tu te parais de mille toiles et de velours vert de gris.

     

    Tu étais si sale et si mignon à la fois

    que je me suis dit : « frottons, nous verrons ! »

     

    Aujourd’hui, tu trônes

    comme un roi dans mon salon.

     

    Ta robe propre reflète

    les couleurs chaudes de l’automne.

     

  • Ces gens.

    Ces gens.

     

     

    Ces gens jaloux qui devinent tout,

    nous rendent fous.

     

    Ils sacrifient tout leur temps libre

    en pires mesquineries.

     

    Dites-moi pourquoi ils s’intéressent

    à tous mes gestes ?

     

    Dites-moi pourquoi ils guettent

    tous mes regards ?

     

    Parce qu’ils pensent que je vous aime

    de cet amour platonique

    qui pour eux à rien ne rime.

     

    C’est sûr ! Bêtes et méchants ils sont !

     

    Ils ne savent pas que l’espoir fait vivre

    et qu’un seul de vos regards

    réchauffe mon cœur si triste.

     

     

     

  • Sommeil.

    Sommeil.

     

     

    Sommeil, tu joues avec moi depuis tant d’années

    des parties de cache-cache exténuantes.

     

    Que cherches-tu ? Que veux-tu ?

    Je n’arrive pas à te rattraper, à te dompter.

     

    Tu me laisses des empreintes sombres sous les yeux

    que je cache comme je peux sous les artifices du maquillage.

     

    Tu me laisses dans la tête des nuages sombres,

    souvenirs d’horribles cauchemars.

     

    Tu me laisses fatiguée de trop de réveils, de trop d’insomnies.

    Tu me fais peur !

     

    A dormir seule, tu me soumets à ta loi,

    celle du somnambulisme, des réveils en demi-conscience.

     

    Que veux-tu me dire ?

    Quels souvenirs fais-tu ressurgir

    que j’avais si bien enfouis ?

     

    S’il te plaît, laisse-moi dormir,

    relâcher la tension de la journée

    et faire les doux rêves auxquels j’aspire.

     

    Faute de te comprendre,

    je t’oblige à t’apaiser par des plantes et des potions.

     

    S’il te plaît, baisse ta garde

    et donne-moi un peu de paix.

     

  • La plume.

    La plume.

     

     

     

    J’ai toujours pris la plume pour saisir les choses,

    fixer le moment, un peu arrêter le temps.

     

    Certains se regardent dans un miroir pour se comprendre

    mais moi, j’ai toujours vu une étrangère.

     

    Certains parlent à des copains, à des amis

    mais j’ai toujours été trahie.

     

    Parler à soi-même, ça me fait pleurer,

    toujours mes pensées dérivent.

     

    Dans ces trois cas, j’ai l’impression de jouer un rôle,

    de copier les autres pour renvoyer une image fausse

    car ce n’est pas moi,

    c’est le reflet des autres.

     

    Mes écrits, autant que possible,

    je les garde et je les ressorts,

    par moment, ça me fait sourire, rire

    ou ça m’émeut et me fait pleurer.

     

    Mais j’arrive à revivre ce moment-là comme un film,

    c’est précieux pour la mémoire.

     

    Ma plume, tu es une amie, mieux une alliée

    qui jamais ne me laissera tomber.

  • Petit garçon triste.

    Petit garçon triste.

     

     

    Petit garçon triste partage sa vie entre maman seule et papa copains.

    Si petit, il s’applique au quotidien de deux maisonnées.

     

    «  Je veux papa et maman ensemble ! » s’écrie-t-il.

    Mais tu ne fais qu’un doux rêve mon enfant !

     

    Les mamies s’affolent,

    le papa panique,

    la maman explique...

     

    Dis mon cœur,

    crois-tu maman malheureuse

    d’une vie solitaire ?

     

    Dis mon chou,

    crois-tu papa heureux

    de sa vie affolante femme enfants copains ?

     

    Dis mon p’tit lou,

    crois-tu maison plus jolie

    garnie de disputes, de cris et de pleurs ?

     

    Quelques efforts encore te suffisent

    pour atteindre le bonheur.

     

    Deux maisons c’est mieux

    si tu désires être aimé, choyé et écouté deux fois mieux.

     

    Laisse-toi guider, laisse-toi aller,

    tu es si petit.

     

    Petit homme, c’est pour toi que nous nous voyons encore,

    c’est pour toi que nous nous parlons toujours.

     

    Tu es notre trésor tout entier.

     

  • La punition.

    La punition.

     

     

    Prenez un petit garçon de 10 ans

    qui oublie son français dans son banc.

     

    Faites-lui lire 15 pages d’un grand classique,

    « L’île aux trésors. » de Stevenson...si, si !

     

    Et d’un court résumé que vous lui demanderai,

    juste 2 lignes, du bout de sa plume, vous seront octroyées !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • commentaire ancien blog

    Merci pour ton message sur le premier blog "thepinkpanther".

    je n'ai pas voulu l'effacer! Tu te reconnaîtra!

    Démarage en force!!!,
    bonne continuation à la prochaine
    ciao

  • Bienvenue

    15-01-2009 Commentaires et notes

    Bienvenue à tous!

    J'espère qu'il y en aura pour tout le monde :

    les fous des lettres

    les amoureux des mots

    les amis de la langue française dans tous ses états

    Attention prétentieux s'abstenir! Avec les mots on peut tout dire...ici pas d'erreurs de style! Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas!

    L'important, c'est d'écrire, de s'exprimer...et tant pis pour les perfectionnistes de l'orthographe et les inconditionnels de grammaire...car des fautes, vous en trouverez, j'en suis sûre!

    Alors, soyez sympas! Si vous voyez des fautes, en toute simplicité, vous me l'exposez et je corrigerai