• "La voleuse de livres.", Markus Zuscak.

    Quand j’ai mis le doigt sur la reliure de « La voleuse de livres. », je ne savais pas encore à quel point cette histoire s’insinuerait au fond de mes tripes. J’adore cette sensation de gorge qui se noue, de ventre qui se tord sous le poid de l’émotion.

    Markus Zuscak a mis du poid dans son livre, 500 pages magnifiques ; du poid dans ses mots qui ressortent en gras avec leur définition ou en italiques s’ils sont en allemand.

    Le tout enrobé de la légèreté de la narratrice, la mort.

    Son coeur tourne en rond, elle se pose des questions sur la vie des gens, leurs déchirures et surtout, elle emporte les âmes avec toute la douceur dont elle peut être capable.

    La mort va prendre le temps de suivre le parcours semé d’embûches d’une petite fille allemande et pauvre de surcroît au coeur du choc de deux courants de pensée :

    le nazisme et le judaïsme.

    Ce roman, une gageuse ?...Peut-être pas !

    Qui mieux que la mort peut avoir une vision si objective de la cruauté de l’humanité tout en laissant place à une toute petite flamme de miséricorde.