• Un passionné : Olivier de Kersauson.

     Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas eu le mal de mer, des profondeurs. Cette nausée qui monte au bord des lèvres et vous fait détester l'eau sauf celle de votre bain. « Ocean's Songs » est un formidable ode à la mer. Et c'est tellement bien écrit.
    Il y a des années, disons même quelques dizaines d'années, je faisais mes devoirs sur la table de la cuisine avec la radio en bruit de fond. Mon plaisir était d'écouter « Les grosses têtes » présentées par Philippe Bouvard. Un sourire s'étirait sur mes lèvres quand j'entendais le nom d'un invité : l'amiral de Kersauson. Sa verve et ses traits d'esprit étaient et sont toujours, maintenant je peux le dire, inégalables.
    Il parle de la mer comme d'autres parlent d'une femme : ses défauts, ses qualités, ses odeurs, ses contours...bref, non pas sous toutes les coutures mais plutôt selon nos cinq sens.
    Par ces quelques lignes, je tiens à le remercier de m'avoir ouvert de nouveaux horizons. On apprend à tout âge. Je ne sais pas si de savoir la différence entre la proue et la poupe, savoir ce qu'est une étrave ou encore connaître les différents voiliers, trimarans, multicoques me sera un jour d'une quelconque utilité mais il a répondu à un de mes besoins les plus impérieux : ma curiosité.

  • Entre fantasme et rêve.

     J'ai depuis longtemps une théorie sur la différence entre le fantasme et le rêve. Malheureusement, je pense qu'elle est partagée par de moins en moins de monde. Pour moi, le fantasme doit rester irréel, vivre dans notre jardin secret, presque faire partie de notre inconscient. Tandis que le rêve devrait être un objectif, nous lancer en avant, être notre moteur de vie. On doit tout faire pour en être fier et le faire partager.
    A une époque où tout est sur-documenté, transmis sur toutes les ondes en temps réel, informatisé, filmé, scanné et que sais je d'autre...comment peut-on encore garder une partie de nous même secrète?
    Les fantasmes, généralement, font partie du domaine sentimental ou plus exactement sexuel. Nous ne devrions pas avoir honte de nos pensées si personne n'essayait constamment de les décoder. Quoi de plus personnel que nos émotions. Pourquoi aurions nous peur de nous retourner sur "un joli petit cul" ou sur "une belle poitrine", que ce soit féminin ou masculin et que nous soyons homme ou femme. Franchement, est-ce qu'un seul regard fait de nous des homo, hétéro ou bisexuels? Foutaise! On peut seulement avoir un regard appréciateur. Maintenant, si nous avons un fantasme qui sort de notre identité sexuelle, ce n'est pas grave puisque ce n'est qu'un fantasme et, à moins de parler dans son sommeil, qui pourrait le savoir? Toutefois, si notre rêve est de changer d'identité sexuelle, alors une fois qu'on s'est fait une raison, on doit se fixer une ligne de conduite et assumer à 100% aux yeux de tous.
    J'ai très envie de dénoncer les sites de rencontre sur internet mais on va me dire : "Encore?". Oui, c'est vrai, j'ai la chance de vivre en couple, de l'avoir rencontré dans ma région lors d'une sortie. Je n'ai pas dû mettre ma photo en ligne, me vendre aux yeux de tous et me dévoiler à l'écran. Et, surtout, je n'ai pas eu affaire à des hommes qui laissent leur alliance dans leur poche ou aux escrocs de tout acabit. Je vous en prie, sortez de chez vous, osez sourire à de parfait(e)s inconnu(e)s...c'est gratuit et ça fait tellement de bien.