• "Train d’enfer pour ange rouge.", Franck Thilliez.

    Belgique Loisirs La Louvière propose chaque mois un club de lecture.

    On parle du dernier livre qu'on a aimé. Moment privilégié!

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  • "Un prêtre chez les loubards.", Guy Gilbert.

    « Il y a énormément d’alcoolisme chez les jeunes de la rue. En principe, les boissons alcoolisées sont interdites aux mineurs non-accompagnés. Mais elles sont moins chères que les autres. »

     « On n’est pas des paysans, mais ce que ça fait du bien de se sentir tout neuf là-dedans !... ça doit vouloir dire à peu près ceci :

    -Je peux enfin réfléchir, en sciant ce foutu tronc d’arbre.

    -Loin des types louches aux combines dangereuses.

    -Des bistrots ouverts jusqu’à trois heures du matin pour des mômes comme nous.

    -Des flics qui nous courent toujours après parce qu’on les emmerde.

    -Des gens qui nous regardent comme des bêtes féroces.

    -Des envies que j’ai de leur rentrer dans le lard.

    -De mes vieux qui hurlent en rentrant tard la nuit, puant la vinasse.

    -De cette putain de société où je me sens mal et qui me donne la trouille.

    -De tous ceux qui s’occupent de nous et nous rejettent le lendemain comme des peaux de banane.

    -Du fric qui court et grossit dans les mêmes poches.

    -Des douze mètres carrés où on loge à quatre depuis seize ans. »

  • "Le bois de Merlin.", Robert Holdstock.

    « Le tombeau tourmenté. »

    « Mon torse, ô cher amour, est froid comme l’argile.

    Mon souffle de la terre porte le lourd parfum,

    Mais si jamais tu baises mes froides lèvres d’argile.

    Les jours passés ensemble n’auront jamais de fin. »

    Extrait de The Unquiet Grave. Ballade populaire anglaise, variante de 1750.

     « Savoir que vous êtes perdu, mais que vous avez encore le temps de vous cacher, procure un moment de douleur intense. Autour de vous, tout est normal, tout est joyeux. L’anticipation du moment de la mort est comme une voix qui rit derrière votre tête. »

  • "Cocktail molotov.", Zilber Karevski.

    « Il n’y a pas de capitalisme à visage humain, il n’y a que des cadavres dans une jungle. Il y a du pétrole dans nos réservoirs, et du sang sur la terre battue. L’or noir, l’or rouge. Et l’ordure d’un monde en perdition. »

     « La magie disparue, on se rendait compte qu’on ne savait plus survivre. Et quand l’homme ne sait plus survivre, il tue, juste avant de mourir, parce qu’apprendre à survivre est plus long que tuer pour prendre à l’autre de quoi tenir un jour de plus la guerre civile… »

     « Le fil de fer de mes pensées se noue en marge des mystères. Liberté ? Connais pas. »

    Je phosphore dans les abysses.

    Je métaphore ou je dévalise et torture l’apocalypse

    Son des alizées

    Jusqu’à ce que l’éternité s’enlise. »

  • "Ruelle de l’être.", Daniel Charneux.

    « Nous avons tous deux vies : « la vraie », qui est la vie intérieure, faite des rêves d’enfance ; et la « fausse », celle que nous vivons dans le commerce des autres. » Fernando Pessoa.

  • "Je suis né un jour bleu.", Daniel Tammet.

    « Vous n’avez pas besoin d’être handicapé pour être différent, car nous sommes tous différents. »

  • "Façades.", Claudine Deprez.

    « La témérité des jugements que nous portons sur les autres est en raison directe avec les illusions que noud avons sur nous-mêmes. »Théophile Funck-Brentano.

     « Sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur. »Jean Rostand.

     « Tout ce que l’on garde pourrit, tout ce que l’on offre fleurit. »Julos Beaucarne.

     « On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au dessus de nos têtes mais on peut les empêcher d’y faire leur nid. »Proverbe chinois.

     « Si l’on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d’attente. »Jules Renard.

     « Ce sont les plus petits esprits qui ont les plus grands préjugés. »Victor Hugo.

     « On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Renoncer à son idéal ride l’âme. »Général Mc Arthur.

     « Je sais qu’on ne sais jamais. »Jean Gabin.

     « Les personnes âgées exigent le respect mais elles ne montrent pas toujours le bon exemple. Cette dame exigeait des jeunes ce qu’elle ne faisait pas elle-même. Comme quoi, on voit la paille dans l’œil de son voisin mais pas la poutre qui se trouve dans le sien surtout quand il s’agit des plus jeunes. » 

    « Vieillir, c’est une occupation de tous les instants. »Paul Léautaud.

     « Se taire, c’est mourir en silence. En silence, c’est faire plaisir aux autres. » 

    « Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient d’avantage. »Sacha Guitry.

     « C’est une expression. Si tu juges une personne en fonction de son apparence, cela s’appelle : un délit de sale gueule. »

  • "La voleuse de livres.", Markus Zusak.

    « Tout en elle était dénutri. Elle avait des mollets comme des fils de fer. Des bras comme un porte-manteau. Même son sourire, si rare fut-il, était affamé. » 

    « La rue des étoiles jaunes.

    Dans cette rue qui ressemblait à un long bras fracturé, se dressaient plusieurs maisons aux fenêtres lacérées et aux murs meurtris. Sur les portes étaient peintes des étoiles de David. Ces maisons étaient presque comme des lépreux. Au minimum, elles étaient des plaies infectées sur le terrain allemand blessé. »

     « Était-il vraiment un lâche…pendant la première guerre mondiale, peut-être. C’est d’ailleurs ce qui à ses yeux lui avait permis de survivre. Mais est-ce être lâche que d’apprécier d’être encore vivant ? Est-ce être lâche que de reconnaître qu’on a peur ? »

     « Elle passa le dos de la main le long de la première étagère, écoutant le frottement de ses ongles contre la moelle épinière de chaque volume. On aurait cru le son d’un instrument de musique ou le rythme saccadé d’une fuite… elle recommença, alors, plus lentement, cette fois, la paume des mains tournées vers les livres pour mieux sentir le dos de chacun. »

     « Ce fût enfin la septième face du dé… un sept. Vous jetez le dé et vous voyez venir la chose en prenant conscience que ce n’est pas un dé réglementaire. Vous dites que c’est de la malchance, mais vous avez toujours su que cela devait arriver… Et c’est un sept, il vous regarde dans les yeux, répugnant et miraculeux… signe annonciateur d’événements à venir. »

     « Ses rides ressemblaient à de la calomnie. Sa voix équivalait à des coups de bâton. »

     « Ensemble, ils regardèrent les humains disparaître à leur vue. Ils les regardèrent se dissoudre comme des comprimés effervescents dans l’atmosphère humide. »

     « … les jolis livres aux titres bien nets. Elle sentait ce grand brassage tandis qu’elle parcourait les pages aux ventres pleins à ras bord de paragraphes et de mots… ne me rendez pas heureuse. Surtout ne venez pas me remplir pour que je croie que quelque chose de bon peut sortir de tout cela. »

     « Elle lui donna une raison d’écrire ses propres mots, de constater que les mots l’avaient aussi ramenée à la vie. Pourtant, la punition et la souffrance seraient présentes, tout comme le bonheur. C’était cela l’écriture. »

  • "Journal et poèmes.", Izumi-Shikibu.

    « Brouillard. »

    « Sans une éclaircie

    Empreint de mélancolie

    Le brouillard d’automne

    Dans les tréfonds de mon cœur

    Se serait-il épandu »

     

    « Désir d’amour. »

    « Le fleuve des larmes

    Dont le flot pourtant s’écoule

    De ce même corps

    Est bien incapable hélas

    D’éteindre le feu d’amour/ »

     

    « Moi qui n’ai personne

    Qui de moi se souviendra

    Me faudra-t-il donc

    Tant du moins que je vivrai

    Répéter hélas hélas. »

     

    « Entre les marées

    De rivage en rivage

    J’ai eu beau chercher

    Je n’ai rien trouvé qui vaille

    Dans ma vie que l’on en parle. »

     

    « Ah comment ferai-je

    Venue la nuit pour distraire

    Mon cœur de ses peines

    Quand déjà au long du jour

    Sous la pluie je me morfonds. »