"Les sirènes de Bagdad", Yasmina Khadra.

 

« Une brute reste une brute, même avec le sourire. C’est dans le regard que l’âme décline sa vraie nature. »

 

« Qui se nourrit de la lâcheté des autres, engrosse la sienne, tôt ou tard, elle finira par lui bouffer les tripes, puis l’âme. »

 

« Il faut t’endurcir. Il faut savoir renoncer aux peines des autres ; elles ne sont pas bonnes ni pour eux, ni pour toi. Tu es trop mal loti pour t’attendrir sur le sort d’autrui. »

 

« La dignité ne se négocie pas. Si on venait à la perdre, les linceuls du monde entier ne suffiraient pas à nous voiler la face et aucune tombe n’accueillerait notre charogne sans se fissurer. »

 

« Je leur offre la lune sur un plateau d’argent. Ils ne voient que la chiure de mouche sur le plateau. Comment voulez-vous qu’ils croquent la lune ? »

 

« Ma peine m’enrichit dés lors qu’elle n’appauvrit personne. Et il n’est de misère que celui qui a choisi de semer le malheur là où il est question de semer la vie. Entre la nuit de mon infortune et le deuil de mes amis, je choisis le noir qui me fait rêver. »

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